mercredi 14 mai 2014

Réunion petit déjeuner concernant "La rumeur"


Tout d'abord un grand merci à nos intervenants

En quelques mots notre président a présenté FORUM CITOYEN association au service du citoyen, aborder les problèmes du quotidien et donner la parole à tous

PIERRICK MAINTIGNEUX l'animateur du débat; après avoir cité quelques rumeurs célèbres céda la parole à MARCEL REBOLLE spécialiste internet et qui se charge de réparer les dégâts causés par la rumeur. Soyez attentifs en allant sur le web nous laissons des traces qui peuvent être utilisées contre vous. Gare à certains sites, soignez votre image, attention à ce que l'on écrit sur la toile l'exactitude des propos peut être vérifié. Reconstruire une réputation sur internet peut prendre du temps.


JEAN SEBASTIEN TENADET aborde la rumeur sur les réseaux sociaux. Internet a décuplé la vitesse de propagation d'une rumeur au regard du bouche à oreilles. Attention à certains réseaux, se méfier de tout ce qui est gratuit. Sur internet il est possible de retrouver traces de l'origine d'une rumeur mais cela peut prendre du temps et la rumeur file

AUREY BLANC MONOT journaliste: il n'existe pas de conseil de l'ordre chaque journaliste a sa propre déontologie. La précipitation le manque de précision d'une source peut transformer une information incomplète en rumeur. Le démenti qui arrive souvent bien après n'est pas un frein automatique à la rumeur, et peut même l'amplifier.

PIERRICK MAINTIGNEUX notre animateur enfilant sa robe d'avocat nous explique que combattre la rumeur sur le plan juridique doit se faire dans des cadres précis. Le fait que certains sites sont hébergés dans des pays difficilement accessibles par un recours juridique complique une éventuelle procédure.
Parole fut donnée à l'assistance.
Et c'est autour d'un bon café et de délicieux croissants que continua notre débat.
Un grand merci à tous nos auditeurs qui entre présence et questions ont enrichi notre débat.

le secrétaire FRANCIS






Le débat sur youtube en intégral


vendredi 13 décembre 2013

REPAS DE FIN D'ANNEE

Forum citoyen a le vent en poupe

Le bureau de Forum Citoyen avaient rendez vous au restaurant « La colonne » à Villefranche pour le repas de fin d’année qui a eu lieu jeudi 19 décembre 2013.
Le président dressa un bref bilan de l'année écoulée, en expliquant que tout ne fut pas facile : il n'est pas aisé de mobiliser, cependant les années passent et FORUM CITYOEN demeure.
Ce dernier rappelle d’ailleurs que l’association n’est aucunement partisane et que sa vocation profonde est d’aider le citoyen dans sa vie de tout les jours et surtout a ce qu’il soit entendu. Ceci par des réunion-débats notamment. D’ailleurs, le dernier débat sur les RETRAITES fut une franche réussite tant sur la qualité des intervenants, que sur l'intérêt suscité par le public, aux vues des réactions. Ce qui est de bons augures.
Evoquant l'année à venir, un  tour de table s’effectue  concernant le prochain sujet à traiter et nous sommes en plein remue méninges. MICHEL, propriétaire de l’établissement, nous interrompt et nous sert sur un plateau, non pas les amuses bouches, mais des entrées tout aussi succulentes. Le tour de table reprend. D'un commun accord, il est décidé que le prochain thème sera « LA RUMEUR » qui va de l'information détournée, en passant par la déformation malveillante aux conséquences dévastatrices. 
Ce qui n'est pas une rumeur, Pierre JOINT, un nouvel adhérent, conduira le débat, démontrant que pour FORUM CITOYEN il n'y a pas de légitimité acquise, démocratie oblige et tout un chacun peut s'exprimer et prendre en main un débat.

        les Intervenants prévus pour cette manifestation seront : Matcel REBOLLE, Thomas RAVIER ,un spécialiste des réseaux sociaux sera contacté par Pierrick MAINTIGNEUX, le juriste de l’association.

La date retenue sera le 26 Avril 2014 salle de la MUTUALITE. Nous retenons la formule du petit déjeuner débat.

         Cette réunion se termine par un succulent repas, En fin de soirée Robert GRANGE, grand chansonnier du Beaujolais, et pére spirituel de Forum Citoyen, nous joua, avec beaucoup d’adresse certains morceaux de son répertoire d’artiste plus que confirmé.


Merci encore à MICHEL pour son hospitalité, merci aussi à notre charmante MONIQUE qui pour la circonstance portait un ensemble FORUM CITOYEN qui lancerait pour 2014 une ligne de vêtements mais je crois que ceci est une rumeur ?

      

         Souhaitant à tous de bonnes fêtes et meilleurs vœux pour l'année qui se profile FORUM CITOYEN espère vous retrouver en pleine forme l'année prochaine.

Forum citoyen


Robert GRANGE au mieux de sa forme lors de la soirée FORUM CITOYEN









Merci encore à Robert !!!

lundi 2 décembre 2013

LA RETRAITE, VOUS Y PENSEZ ???



Petit-déjeuner débat concernant la préparation des retraites qui a eu lieu le 30/11/2013 à la salle de la mutualité de Villefranche S/Saône.

En introduction, Forum Citoyen rappelle la complexité de notre système de retraite (36 caisses de retraite cohabitent aujourd’hui en France!), et quel’apport d’une information claire et fiable au citoyen sur la retraite est absolument nécessaire. C’est le principal objectif de cette matinée d’information-débat, avec un éclairage sur les changements apportés par le projet de loi 2013 sur la retraite, que le Parlement est en train de discuter et de voter. A quel âge le citoyen peut-il prendre sa retraite ? A quel âge peut-il le faire dans les meilleures conditions ? Comme s’y préparer ? Telles sont les questions auxquelles Forum Citoyen a souhaité apporter des réponses, avec l’intervention de Françoise Kleinbauer, PDG de France Retraite, cabinet de conseil spécialisé en retraite.
Françoise Kleinbauer a tout d’abord rappelé le contexte dans lequel se trouve notre système de retraite par répartition (dont le principe de solidarité, pour rappel, est que les pensions des retraités sont financées par les cotisations des actifs) aujourd’hui : en quelques décennies, l’évolution démographique, l’amélioration de l’espérance de vie (66 ans en moyenne en 1960, 81 ans en moyenne en 2013 !) et les difficultés économiques (faible croissance, chômage élevé)  ont complètement modifié le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités : on comptait 4 actifs pour 1 retraité en 1960, 2 actifs pour 1 retraité en 2000, et l’on prévoit 1 actif pour 1 retraité en 2040...!
Ce déséquilibre entre le nombre de cotisants et de retraités engendre un problème important de financement des retraites, qui explique les appels réguliers à solidarité entre les caisses de retraite excédentaires (peu nombreuses) et les caisses de retraite déficitaires (très nombreuses), et qui explique surtout les différentes réformes en 1993, 2003, 2007, 2010, et maintenant 2013... qui ne sera assurément pas la dernière !     
Quels sont les points-clés du projet de loi 2013 et ses conséquences ?
allongement de la durée d’assurance
L’âge légal de départ à la retraite (62 ans pour les personnes nées en 1955 et au-delà) reste inchangé. Mais la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une retraite sans décote est progressivement allongée pour les personnes nées en 1958 et au-delà : elle passe de 41,5 ans pour les personnes nées entre 1955 et 1957 à 43 ans pour les personnes nées en 1973 et au-delà. Si l’âge légal de départ à la retraite ne change pas, l’âge réel devrait en revanche augmenter...
abaissement du seuil de rémunération pour valider un trimestre
Il devrait passer de 200 SMIC horaire à 150 SMIC horaire. Cela permet aux personnes à petits salaires ou à temps partiel de valider plus facilement un trimestre pour leur retraite.
validation de trimestres pour les apprentis (concerne les jeunes) et la formation professionnelle (concerne souvent les chômeurs de longue durée).
* éligibilité à la carrière longue
Une personne éligible à la carrière longue peut partir à la retraite , selon ses droits, entre 60 et 62 ans si elle le souhaite. Attention : les trimestres pris en compte pour l’éligibilité à la carrière longue ne sont pas les mêmes que pour la durée d’assurance classique : seuls les trimestres cotisés comptent, ainsi qu’un nombre de trimestres limités pour maladie (6), pour chômage (2) et pour le service national (4). Avec le projet de loi 2013, 2 trimestres supplémentaires de chômage, 2 trimestres d’invalidité et 1 trimestre de congé de maternité par enfant pourront aussi être pris en compte pour l’éligibilité à la carrière longue.   
avancement de l’âge possible de la retraite progressive
La retraite progressive est un dispositif qui permet à une personne de prendre partiellement sa retraite et de travailler partiellement (par exemple de recevoir 30% de sa pension de retraite et de travailler à 60% ou 80%). Le projet de loi prévoit de permettre une retraite progressive dès 60 ans, au lieu de 62 ans aujourd’hui.
pénibilité
Aujourd’hui, une activité professionnelle est qualifiée de “pénible” si elle répond à au moins 1 critère sur 11 critères bien définis, correspondant à des “contraintes physiques marquées” (manutentions manuelles de charge,...), à un “environnement physique dangereux” (agents chimiques dangereux,...), ou encore à des “contraintes liées à certains rythmes de travail (travail de nuit,...). Le projet de loi prévoit d’attribuer des points aux salariés ayant été exposés à un ou plusieurs facteurs de pénibilité, dans la limite de 100 points, sachant que 10 points donneraient droit à 1 trimestre pour la retraite. Même si la loi est votée fin 2013, des discussions auront lieu courant 2014 sur son application (qui n’interviendra donc vraisemblablement pas avant 2015).
Françoise Kleinbauer a ensuite répondu à un certain nombre de questions posées par le public. Enfin, elle a conseillé de bien s’informer sur ses ses droits à retraite, tant auprès de la CNAV (www.lassuranceretraite.fr) ou de la CARSAT qu’auprès des caisses de retraite complémentaires, et de s’assurer suffisamment tôt de la clarté et de la fiabilité des informations fournies.

Article de Lionel Lacassagne

                                                                              Conclusion de Françoise Kleinbauer

jeudi 25 juillet 2013

SOIREE FESTIVE

 Forum Citoyen dresse son bilan 2012-2013 

et prépare sa rentrée


L'association "Forum Citoyen Villefranche" a réuni ses membres pour une soirée festive ce vendredi 5 juillet 2013 à Pommiers. Son président, fut fier de présenter le bilan des actions et manifestations organisées en 2012-2013 : plusieurs réunions-débat ont eu lieu sur des sujets qui touchent de près le citoyen (le pouvoir d'achat, le surendettement, les violences conjugales, le mal-logement) ou sur des sujets de société (débat contradictoire sur le projet de loi "mariage pour tous"). Les synthèses de ces soirées enrichissantes se trouvent sur le blog http://forumcitoyencalade.blogspot.fr outil qui permet de créer une interface avec les caladois. Forum Citoyen Villefranche est une association non partisane, qui se veut ouverte sur la société civile, et même actrice au sein de la cité (en grec : polis thiques). Le consensus, le débat, le bon sens, la tolérance et la solidarité sociale constituent le socle de son mode de fonctionnement. Le président a ainsi rappelé sa vocation à réconcilier le citoyen avec les institutions, à lui permettre de se réapproprier sa part de démocratie, et à l'aider à choisir son destin en s'impliquant dans une action citoyenne.Tous les membres de Forum Citoyen Villefranche, issus de milieux socio-professionnels très divers, souhaitent contribuer à aider les citoyens à trouver des solutions à leurs difficultés quotidiennes. C'est la raison pour laquelle Forum Citoyen Villefranche prévoit d'organiser de nouveaux événements dès la rentrée de septembre, en se tournant aussi vers d'autres associations, les entreprises ou encore les institutions.

Le président


dimanche 26 mai 2013

LE MAL LOGEMENT, PARLONS EN...!!!

Forum Citoyen Villefranche organisa un débat sur le thème du mal logement. Les intervenants invités furent :
M. Montagne, représentant d'une Régie privée ;
Me Rogliardo, Huissier de justice ;
Me Maintigneux, Avocat ;
M. Ravier, adjoint à la ville et Cavil ;
Une fois les différents intervenants présentés, chacun d'entre eux prend la parole :
MM. Montagne, Rogliardo, Hellali, Maintigneux, Ravier
Le propriétaire privé M. Hellali et aussi pour l'occasion modérateur, explique qu'il achète un logement et le met en location, le loyer est en rapport avec la valeur du marché. Celui ci peut demandé au locataire un congé lorsqu'il vend ou lorsqu'il souhaite récupérer le logement pour lui ou un membre de sa famille. Il ne faut pas que cette action soit frauduleuse, lorsque le propriétaire essaie de se débarrasser du locataire par exemple.Le bailleur privé offre des garanties d'état du logement, le locataire doit jouir d'un appartement paisible.
Le bailleur demande au locataire un garant ou il prend une assurance de perte de loyer. Il faut néanmoins préciser que l’existence d'un garant n'est pas obligatoire.


L'adjoint à la Cavil, M. Ravier nous parle de son domaine de compétence, qui est l'organisation et l'accompagnement de l'habitat,  selon les disposition du texte du 1er janvier 2010.
Cette politique apparaît suite au constat d'une forme d'anarchie de la construction ainsi que des difficultés d'accès au logement pour certaines personnes. 
Les promoteurs lyonnais sont venus sur Villefranche et la région, ce qui entraîna des prix élevés, une densification anarchique, et une difficulté pour les gens de se loger, notamment dans des logements sociaux : donc des personnes sans logement ou mal logés (trop petit, trop cher...), une précarité énergétique (charges trop élevées), des problèmes de mixité sociale entrtainant des problèmes, d'insalubrité ....
Il y a 7000 logements sociaux dont 80% sont gérés par l'Opac et HBVS, concentrés sur 4 quartiers (37% Villefranche, 34% à Gleizé), il y a une mauvaise répartition du logement social dans l'agglomération.
L'objectif est de construire 5000 logements sur Villefranche.Nous nous dotons de 450 logements par an, dont 40 à 50 logements sociaux avec différentes surfaces.
 Nous demandons moins d'efforts à Villefranche et Gleizé qui ont beaucoup contribué, et de répartir entre les autres communes comme Limas ou Arnas par exemple. Nous ne construisons plus de logements sociaux dans les quartiers, le projet qui se concrétise du quartier Monplaisir en est un exemple.
M. Ravier nous rappelle d'ailleurs que des subventions peuvent être versées aux bailleur privés s'ils respectent certains critères de prix, de surface, de norme énergétique.
De plus des projets de rénovation urbaine sont en cours comme pour le quartier Troussier.
Il nous fait aussi remarquer qu'il est difficile pour un locataire de logement social de passer sur le parc privé, qu'il est aussi difficile d'adapter les logements aux personnes âgées.

Le représentant d'une régie privé, M. Montagne nous explique son rôle en tant qu'administrateur de biens qui possède un mandat de gestion que lui confie le propriétaire : il effectue l'état des lieux du logement, l'encaissement des loyers, demandes des renseignements au locataire (quittances de loyers, états de lieux avec photos, si la valeur des éléments composants le logement élevée, il peut faire appel à un huissier...).
M. Montagne met l'accent sur le fait qu'il faut toujours privilégier le dialogue, les solutions douces. Il précisent que les locataires qui ne paient pas sont en général des spécialistes , mais que les accidents de la vie (divorce, perte d'un emploi...) peuvent mettre certaines personnes de bonne fois dans cette situation. Pour ces personnes des solutions peuvent être trouvées en relation avec les services sociaux de la ville.

L'huissier Me Rogliardo, nous explique ensuite que c'est le bailleur privé, le bailleur social (Opac/Hbvs) ou une régie privé qui fait appel à lui, lorsque le locataire ne paie plus, qu'il est prestataire de service. Il insiste sur le fait que la procédure est très réglementée. Il y a deux mois de délai à partir de la notification de l'assignation, en fait quatre mois car le préfet est prévenu. L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire pour le propriétaire et pour le locataire. Une fois la décision rendue de "quitter les lieux", le locataire peux essayer de trouver une solution. Dans le cas contraire, il y a la "tentative d'expulsion" avec possibilité de concours de la force publique, ce qui peut prendre des semaines et des mois. A la préfecture, c'est la commission d'expulsion, composée de 12 membres, qui essaie de trouver des solutions. Il faut 12 à 18 mois pour une expulsion ce qui peut paraître trop long pour les propriétaire qui ont des crédits qui courent ou encore qui vivent de ses loyers, pour les retraités par exemple.
Me Rogliardo évoque le cas des locaux abandonnés : le locataire ne paie plus et au bout d'un moment il s'en va sans laisser d'adresse et sans laisser les clefs. Il faut quand même diligenter une procédure qui prend aussi du temps, d'autant plus qu'il peut rester des meubles dans l'appartement. Il nous fait part de son expérience et  nous décris l'état de délabrement dans lequel sont laissés certains appartements par les locataires. De gros dégâts sont occasionnés qui devraient être à la charge du locataire. Cependant c'est souvent le propriétaire qui avance les fonds à charge pour son assurance de l’indemniser. Cette dernière essaiera de récupérer son argent et recherchera le locataire.

Me Maintigneux, avocat, nous parle ensuite des procédures que le propriétaire peut entamer pour non paiement des loyers ou charges. Il s'agit d'une procédure judiciaire en référé (rapide) et a lieu un débat contradictoire entre le locataire et le propriétaire. Si le locataire conteste il est procédé à une échange de pièces, de documents devant le tribunal. Le locataire peut avoir des loyers ainsi que des intérêts à payer. Souvent il essaiera d'obtenir des délais de paiements, et le tribunal peut proposer des solutions pour l’apurement de la dette. Chose importante mis en avant par notre avocat chevronné, cette procédure n'a pas pour finalité de maintenir dans les lieux des gens de mauvaise foie.
Ensuite il nous rappelle la notion de 'logement décent" et précise que la réglementation ne permet pas de résilier le bail ou encore de suspendre les paiements des loyers pour le locataire, sous prétexte, avéré ou non, que le logement n'est pas décent. Le locataire ne peut imposer au propriétaire que par le biais de la justice. le tribunal peut condamné ce dernier à effectuer des travaux et peut même utiliser un moyen de coercition comme de baisser le montant du loyer. 
Il y a des bailleurs qui ne veulent pas faire de travaux et d'autres qui ne peuvent pas nous précise M. Montagne. Lorsque le montant du loyer est trop élevé, il intervient auprès du propriétaire afin qu'il le baisse et qu'il l'aligne sur le cours du marché.Il ajoute qu'il est arrivé de façon exceptionnelle que la régie privé se porte garant pour un locataire.
Nos intervenants nous font remarquer que lorsque un logement est conventionné, le locataire a droit à l'APL (aide personnalisée au logement), qui peut être conséquente, aidant ainsi les gens à faibles revenus. Ceci constitue bien sur une garantie pour le propriétaire.
Concernant l'information, les huissiers ont signés une charte qui les oblige à intégrer un schéma explicatif de l'assignation, à l'acte délivrés au locataire, Ce schéma informe sur la procédure et comment trouver une solution. En bref le locataire est mieux informé.
Concernant les personnes en grande difficulté, elle peuvent sollicité une commission de médiation (critère d'urgence à respecter), et si elle n'a pas de d'offre de logement, elle peut saisir le tribunal administratif qui condamnera le cas échéant l'Etat à trouver un logement  Mais souvent le logement ne correspond pas (hôtel, centre d'hébergement...). Il y a une chambre d'hébergement d'urgence tous les 2500 habitants par commune de plus de 50000 habitants.Il y a le foyer de sans abri rue Robert Schumann créée suite à la loi DALO (Droit au logement opposable), il y a aussi 134 chambres au foyer Sonacotra pour les cas d'urgence, les personnes qui demandent le droit d'asile, etc... en matière de logements décents: pas de médiation.

En fin de débat, nos intervenants proposent des solutions :
M. Ravier pense qu'il faut revoir le fiscalité des bases, intervenir au niveau de la précarité énergétique (faible loyer avec de grosses charges de chauffage); s’attaquer à la précarité dans certains quartiers, il faut plus investir dans le logement, il faut avoir un autre rapport avec l'habitat, éviter de tomber dans la sarcellite (souffrance de rester dans un espace de vitres et de béton sans âme et sans vie ).
M. Hellali propose des quotas représentatifs de la population par immeuble (rez de chaussé concierge ensuite 1er étage le cadre ensuite une profession intermédiaire etc...Par groupe d'immeuble on octroie trois logement sociaux par exemple.
Me Rogliardo nous explique que la protection du locataire est importante, mais ,les procédure sont trop longues, il faut les raccourcir pour le bien de tous. Pour les personnes en détresse, il faut qu'il y ai une sensibilisation afin qu’elles se manifestent auprès des organismes sociaux. Il faut se questionner.
Pour M. Montagne, il faut essayer de motiver les propriétaire sur la réhabilitation des logements sinon il aura du mal à louer.

Forum citoyen tient à remercier vivement les participants à cette soirée, pour leur esprit et leur comportement citoyen.

Kamel GUIDOUM


LE DÉBAT CONTINUE, VOUS POUVEZ INTERVENIR 

SUR LE BLOG ET FAIRE PART DE VOS IMPRESSION !!!

(en cliquant  ci-dessous sur "aucun commentaire")

samedi 6 avril 2013

DEBAT POUVOIR D'ACHAT ET CROISSANCE YVES CROZET

Yves Crozet et Kamel Guidoum
Réunion Débat du 14 octobre 2011 à Villefranche S/S.

Quelques éléments des propos d’Yves CROZET (professeur d'économie à L'université Lyon 2, spécialiste en économie du transport).


Depuis 30 ans, on ne cesse de nous dire que nous sommes en crise. C’est en fait des orientations et des politiques à contre cycle qui plongent la France dans des situations difficiles.

Yves CROZET a pris trois périodes de notre passé économique pour illustrer le propos.  

1981 : Les politiques mises en œuvre lors du début de septennat ont provoqué accroissement de la dette, inflation et augmentation importante du déficit du commerce extérieur pour cause d’inadaptation du système productif d’où le virage de 1983 et les péripéties politiques, maintien de premier ministre entre autres. Ce virage de rigueur a permis la réduction de l’inflation, du déficit commercial et un redéploiement de l’outil productif.

1997 : La focalisation sur le taux de chômage du début de la législature s’est traduite entre autres par les mesures de partage du travail avec les 35 h et les mesures économiques d’accompagnement  qui ont eu un impact sur le coût du travail et une augmentation du déficit des comptes publics.

2007 : Les politiques promises, augmentation de la croissance et du pouvoir d’achat, lors de la campagne électorale et mises en œuvre au début de quinquennat ont été ruinées par la crise bancaire/ financière/ économique de 2008/2009/2010…., entraînant récession et montée du chômage.

Une des premières réflexions de notre orateur : ne jamais voter pour un candidat qui annonce mettre en oeuvre ses promesses électorales « à tous prix ».

Aujourd’hui la France est prise en tenaille.

La première branche de la tenaille est liée à son activité industrielle. Depuis que nous avons axé nos activités sur les services, la part de l’industrie a fortement régressé.  Nous avons un différentiel important avec l’Allemagne. 

Cette modification structurelle engagée en France depuis des années est amplifiée par les délocalisations, conséquences d’un coût du travail trop élevé, comparé à celui de nos partenaires, européens entres autres. Notre  coût du travail est  supérieur de 20 points à celui de l’Allemagne par exemple. En effet l’Allemagne a fait des réformes dans la précédente décennie par les gouvernements qui se sont succédé avant la coalition actuelle pour devenir compétitive ce qui l’avantage à l’exportation.
A contrario, toutes les relances en France se traduisent par une augmentation du déficit commercial.

La deuxième branche de la tenaille est financière. Le niveau de  dette place la France comme bon nombre de partenaires européens, dans une position de dépendance vis-à-vis de créanciers qui demandent des gages pour continuer à financer les besoins immédiats, plans d’austérité à répétition ; Tout ceci entravant la croissance.           

Deuxième réflexion de notre orateur pour résoudre une telle situation :

Rayer les dettes (référence à la Bible),
Faire de l’inflation,

Rédacteur Maurice IACOVELLA